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28 avril 2026

La commande volée qui a changé la méthode de travail de Sofia

Après qu'un aperçu a été repartagé comme étant le travail de quelqu'un d'autre, Sofia a filigrané 18 portraits en ligne avant de relancer sa page de commandes à 18 h.

Dimanche après-midi, deux semaines avant l'ouverture de sa session de commandes du printemps. Dix-huit portraits JPEG terminés attendaient sur le bureau de Sofia, prêts à rafraîchir ses stories à la une Instagram et la grille de sa page de commandes. Aucun n'était encore filigrané.

Elle repoussait ce moment depuis un an. Puis en mars, une amie lui avait transféré le profil Instagram d'une personne qui faisait passer deux de ses portraits pour ses propres exemples de commandes. Le filigranage ne pouvait plus attendre. Elle devait ajouter un filigrane à plusieurs photos en un seul lot, le même logo dans le même coin de chaque image, et l'annonce de relancement partait à 18 h.

Dix-huit JPEG et une mise en demeure

Sofia accepte des commandes de portraits Procreate via Instagram. Les JPEG d'aperçu qu'elle envoie aux clients avant le paiement final tournaient discrètement sur deux ou trois pages de revente. La mise en demeure qu'elle a envoyée en mars a fonctionné, mais seulement après que la boutique Etsy d'une inconnue ait vendu des tirages de sa commande de ballerine pendant deux mois.

Ce qu'elle avait essayé en premier n'a pas tenu la route. Le pinceau tampon de Procreate ne traite qu'une image à la fois. Son ancien abonnement Photoshop avait expiré. Une appli Mac gratuite qu'elle avait testée l'été dernier laissait « Created with Photo Stamper » en bas de chaque export, soit exactement l'inverse du résultat recherché.

Un conseil glissé sur un Discord d'illustrateurs

Elle a tapé « watermark images online no install » dans Google vers 15 h. MyTools est arrivé en deuxième position. Cela correspondait aussi à la recommandation qu'une illustratrice de son Discord freelance avait laissée la semaine d'avant, quand quelqu'un d'autre avait posé la même question. Elle a ouvert un onglet.

Filigraner dix-huit portraits d'un seul coup

Elle a glissé les dix-huit JPEG sur la page. Des miniatures sont apparues en bas, avec la taille totale des fichiers en haut. Elle a basculé le type de filigrane de texte vers image et a téléversé son logo dessiné à la main « @sofiamakespeople », caractères blancs sur PNG transparent. Largeur 18 pour cent. Ancrage : bas-droite. Marge 4 pour cent. Opacité 65 pour cent.

Elle a cliqué sur plusieurs miniatures dans l'aperçu en direct. Le portrait de ballerine, avec son fond de studio pâle, faisait baver le logo blanc, alors elle a baissé l'opacité à 55. Le chat dormait sur le radiateur depuis le matin. Elle a activé brièvement le mode mosaïque pour voir ce que ça donnerait sur ses futurs posts de travaux en cours, puis l'a désactivé pour les pièces finies.

Clic sur Appliquer. Le petit compteur a défilé : 1 sur 18, 2 sur 18, puis 18 sur 18 en peut-être quarante secondes. Le navigateur lui a rendu un ZIP.

L'annonce de relancement est partie à 17 h 48

Elle a remplacé les aperçus dans ses stories à la une Instagram, rafraîchi la grille sur sa page de commandes, et l'annonce de 18 h était déjà dans ses brouillons quand elle a terminé. Dès le mardi, quatre DM concernant les places ouvertes pour la session de printemps. Aucun des aperçus filigranés n'est réapparu sur un compte de revente jusqu'ici. Une de ses abonnées lui a écrit pour dire que le « nouveau branding » avait fière allure. Sofia n'a pas expliqué.

Pourquoi tout est resté sur son ordinateur

Ce qu'elle a préféré, c'est que les dix-huit JPEG ne sont jamais partis vers un serveur. Les portraits de ses aperçus sont des œuvres de commande, souvent basées sur la photo d'un client, et l'idée qu'ils traînent dans le cache d'un tiers ne lui plaisait pas. Elle utilise aussi le compresseur d'images sur le même site pour respecter la limite de taille d'Instagram, et elle y a recadré des portraits quand un client demandait une version reformatée. Pas d'installation, pas d'abonnement mensuel, et elle peut le faire depuis l'iPad sur le canapé de sa sœur.

Un dimanche après-midi, dix-huit portraits, et une page de commandes qu'elle pouvait rafraîchir sans attendre que la prochaine inconnue vende des tirages de son travail. Essayez Filigraner une image gratuitement →